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Eurostar pourrait acheter des TGV Siemens

INFO LE FIGARO – La filiale de la SNCF aimerait se doter de matériel allemand pour remplacer une partie de sa flotte Alstom.

Coup dur en vue pour Alstom. Selon nos informations, Eurostar, filiale de la SNCF et des chemins de fer britanniques, prépare un appel d’offres pour un renouvellement partiel de sa flotte de TGV assurant la liaison entre Paris et Londres. Et pour la première fois, l’entreprise pourrait ne pas faire appel à son fournisseur de matériel roulant habituel, Alstom, mais à son concurrent allemand Siemens. Plusieurs cadres de la SNCF et d’Eurostar contactés par Le Figaro ont confirmé le grand intérêt pour les trains de Siemens. Aucune précision n’a pour l’instant filtré sur la taille de la commande qui ne représentera qu’un renouvellement partiel de la flotte de 28 rames Eurostar.

Aucune des parties ne s’exprime officiellement sur un tel scénario, alors même que l’appel d’offres n’est pas lancé. «Eurostar a demandé que personne ne communique sur le sujet en dehors d’eux », explique un cadre de Siemens. Les responsables d’Eurostar lorgnent les rames Velaro de Siemens qui roulent en Allemagne, en Espagne, en Chine et en Russie. Plusieurs d’entre eux ont fait part récemment de leur intérêt pour le Velaro à leurs homologues allemands.

Du côté de la SNCF, il se dit que constituer une flotte mixte Alstom-Siemens pourrait permettre une diversification de l’offre inévitable à l’heure de l’ouverture à la concurrence du trafic international de voyageurs. Des concurrents pourraient en effet arriver rapidement sur l’axe Paris-Londres.

Veolia qui finalise actuellement un accord avec l’italien Trenitalia a un projet dans ses cartons depuis 2008. La Deutsche Bahn, qui utilise du matériel roulant Siemens, devrait faire rouler ses trains entre l’Allemagne et Londres à partir des Jeux olympiques de 2012. «Avoir des rames Siemens réputées plus luxueuses que les rames Alstom va permettre à Eurostar de redéfinir la segmentation de son offre et éventuellement de répondre aux attaques de la concurrence avec le lancement d’une offre plus business », explique un bon connaisseur du dossier.

«Siemens reste très prudent»

Le changement de constructeur n’aurait en revanche pas de lien avec les incidents de Noël dernier qui avaient bloqué des centaines de passagers dans le tunnel sous la Manche. Les rames Alstom n’ont en effet pas été mises en cause.

Une première victoire de Siemens en terre française serait un revers pour le constructeur français qui a, jusqu’ici, vu sortir de ses usines la totalité des TGV roulant en France, sous les couleurs de la SNCF. Le dernier échec en date pour le constructeur de La Rochelle remonte à 2006 et à la commande de 372 rames Transilien au canadien Bombardier. Après avoir fait planer la menace d’un recours en référé pour concurrence déloyale, Alstom avait finalement récupéré en sous-traitance un tiers du contrat de 2,7 milliards d’euros. «Siemens reste très prudent, explique un expert du secteur ferroviaire. Le groupe se demande notamment quelle sera la réaction de son concurrent en cas de victoire sur l’appel d’offres Eurostar.»

L’achat de TGV allemands par Eurostar permettrait également à Siemens de croire davantage en ses chances dans la compétition pour le renouvellement progressif de la flotte TGV de l’entreprise publique à partir de 2014.

Source : Le Figaro

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La SNCF veut conserver ses cinq branches

Le groupe public doit résoudre le problème du financement des trains d’aménagement du territoire, mais ne veut pas être le seul à y contribuer dans le cadre de la convention signée avec l’Etat. Le retour à l’équilibre du fret est toujours prévu en 2013.

Pas de révolution en vue. Dans l’optique de 2015, la SNCF est décidée à conserver l’intégralité de ses cinq métiers (grandes lignes, proximités pour les TER et le transport urbain, infrastructures, transport de marchandises et gares). C’est ce qui ressort du plan d’affaires présenté mardi en conseil d’administration et qui devrait rassurer les syndicats. « L’adaptation de l’entreprise à l’arrivée de la concurrence doit passer par un projet de croissance, et pas de repli », estime un cadre de l’entreprise.

Ces cinq métiers vont devoir chacun rapidement trouver un modèle économique viable. C’est bien sûr le TGV qui va connaître les efforts les plus importants (voir ci-dessus). Pour la branche infrastructures, cela passe par la renégociation de la convention de gestion avec RFF. C’est en effet la SNCF qui assure pour le compte de ce dernier la maintenance du réseau. Mais cela a débouché sur 1 milliard d’euros de pertes sur quatre ans. La nouvelle convention de gestion doit assurer un meilleur équilibre économique pour les deux partenaires. Concernant le transport de marchandises, les changements ont déjà été opérés avec le lancement du plan fret en septembre dernier. L’objectif est de ramener Fret SNCF à l’équilibre en 2013, alors que les pertes avoisinaient 500 millions l’an dernier.

Le recours au car évoqué

Outre le TGV, c’est le pôle proximités qui va constituer le plus gros morceau. L’équation économique des TER promet d’être ébranlée. « Les finances des conseils régionaux vont être de plus en plus difficiles, et ces derniers vont sans doute vouloir une meilleure offre, mais sans un centime de plus », estime un cadre de l’entreprise. Dans les milieux gouvernementaux, le recours aux cars plutôt qu’aux trains pour les lignes les moins fréquentées est de plus en plus évoqué.

Il va falloir également traiter les problèmes des trains d’aménagement du territoire. Ces lignes - comme Caen-Tours, Quimper-Bordeaux ou Bordeaux-Lyon, assurées la plupart du temps par voitures Corail sous leurs diverses déclinaisons -sont déficitaires à hauteur de 200 millions. Une convention doit être signée en septembre avec l’Etat pour assurer le financement. La SNCF est prête à en prendre une partie en charge via une taxe sur les TGV, mais elle souhaite ne pas être la seule à mettre au pot.

Source:  Les Echos

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Déraillement de neuf wagons de marchandises dans la Somme

Un train de marchandises circulant sur la ligne Amiens-Tergnier a déraillé, mercredi soir, à hauteur de Nesle (Somme), provoquant l’interruption totale du trafic, pour trois jours, sur trois axes importants de la région Picarde. Neuf des dix-huit wagons du train sont sortis des rails, vers 18h et les dégâts matériels sont importants. Personne n’a été blessé dans l’accident, dont une enquête devra déterminer les causes exactes. Le trafic est totalement interrompu sur les lignes TER Amiens-Tergnier, Amiens-Saint-Quentin et Amiens-Laon, où la SNCF a mis en place un service de cars et de taxis jusqu’à samedi.

Source:  Ouest France

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Alarme sociale à la SNCF

L’Express s’est procuré les résultats du baromètre social de la SNCF. La moitié des cheminots sont pessimistes, et 42% pensent que l’entreprise va dans la mauvaise direction.

Pessimisme, inquiétude et incompréhension : tels sont les principaux enseignements de l’avant-dernière vague du baromètre de climat social réalisée du 12 au 17 octobre 2009 par CSA pour la direction et que L’Express s’est procuré. Certes, 92 % des cheminots interrogés se déclarent satisfaits de travailler à la SNCF, mais 50 % sont désormais pessimistes, contre 42 % au moment de la nomination de Guillaume Pepy comme n° 1, en février 2008. L’image de communicant du patron en prend aussi un coup : 41 % seulement s’estiment bien informés sur la stratégie de la SNCF pour les mois et les années à venir. Pis, 40 % disent ne pas connaître suffisamment les orientations pour se prononcer. Quant au projet de réorganisation « Destination 2012″, 44 % seulement en ont vaguement entendu parler, 35 % pas du tout. Au total, Guillaume Pepy semble avoir perdu l’adhésion d’une partie des cheminots : 42 % pensent que les orientations actuelles de la SNCF vont dans la mauvaise direction. Ils ne sont plus que 54 % à avoir confiance dans l’avenir de la SNCF… contre 61 % en octobre 2008. Maigre consolation : 92 % apprécient l’ambiance au travail avec leurs collègues.

Source:  L’Express

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La SNCF veut aider les chemins de fer grecs

La SNCF est en négociation pour participer à la restructuration de la société nationale des chemins de fer grecs, l’OSE, ont annoncé jeudi des responsables, Athènes cherchant à faire des économies et à juguler les pertes de la société. « La France, via la SNCF, est très intéressée par la modernisation des chemins de fer grecs », a déclaré le secrétaire d’État aux Transports Dominique Bussereau après une rencontre avec son homologue grec Dimitris Reppas à Athènes. L’intérêt de la France se porte sur les projets d’infrastructure et la gestion des trains grecs, a indiqué Dominique Bussereau, sans donner davantage de détails, selon un communiqué diffusé par le ministère des Infrastructures grec.

Source:  Le JDD

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La SNCF souhaite recruter d’ici à la rentrée 1000 personnes

SNCF : 1 000 emplois tout de suite

Pour asseoir le développement de son activité, SNCF souhaite recruter d’ici à la rentrée 1000 personnes, en contrat à durée indéterminée mais aussi en alternance, qui pourront prendre leur poste ou entrer en formation métier interne à partir de la fin de l’été. L’entreprise a besoin de conducteurs, d’agents assurant la circulation des trains (aiguilleurs…), d’ouvriers et de techniciens pour la maintenance du réseau ferroviaire (voies, systèmes électriques, signalisation, télécoms…), ainsi que d’agents de police ferroviaire. Les profils recherchés vont de niveau bac (bac pro) à bac +3 (licence pro). La majorité des postes à pourvoir se situent en Ile-de-France.

Les 5 et 6 juillet à Paris, rendez-vous pour un job-dating géant sur la péniche Le Dauphin, Port Debilly, de 16h à 20h (M° Trocadéro ou Iéna, RER C Pont de l’Alma)
> Le 5 juillet, pour les métiers de la conduite des trains, de la gestion de la circulation des trains et de la surveillance générale (police ferroviaire).
> Le 6 juillet, pour les métiers de la maintenance des infrastructures ferroviaires et des bâtiments : opérateur télécoms, technicien de maintenance voies, signalisation électrique…

Sur place, les candidats munis d’un CV  et de leurs bulletins de notes pour l’alternance pourront passer un premier entretien avec un chargé de recrutement et, si leur profil correspond aux postes proposés, suivre ensuite le processus de tests et entretiens nécessaires à un recrutement de qualité. Conformément à ses engagements, SNCF permet à tous les candidats ayant les compétences et la motivation requises d’intégrer à égalité de chances le processus de recrutement.

À propos du groupe SNCF
SNCF est l’un des premiers groupes de mobilité et de logistique au monde avec à échéance 2010, 30 milliards d’euros de chiffre d’affaires et près de 235 000 salariés sur 120 pays.  Le projet de SNCF est d’agir pour une société plus mobile, plus respectueuse et plus solidaire, en faisant de l’écomobilité le moteur de sa croissance et de la préférence des clients, voyageurs, autorités organisatrices et chargeurs. SNCF est composé de 5 branches d’activité : gestion, exploitation, maintenance et ingénierie d’infrastructure ferroviaire (SNCF Infra), transport public urbain, périurbain et régional pour les voyageurs du quotidien (SNCF Proximités), transport ferroviaire de voyageurs longue distance et à grande vitesse (SNCF Voyages), transport et logistique de marchandises (SNCF Geodis) et gestion et développement des gares (Gares & Connexions).

Source:  SNCF

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La SNCF peine à faire payer les amendes aux resquilleurs

Ces entourloupes, de l’ordre de 500 000 chaque année, occasionnent pour l’entreprise une perte de 31 millions d’eu­ros.

Pour augmenter les taux de recouvrement de ses amendes, la SNCF s’est rapprochée du centre automatisé de Rennes mis en place pour les radars flashant les automobilistes. L’objectif pour l’entreprise de transports : voir comment cette structure impressionnante, qui expédie neuf millions de PV aux conducteurs chaque année et qui obtient un taux de recouvrement de 93 %, peut lui venir en aide.

La SNCF, qui a multiplié les moyens de faire payer les fraudeurs, bute à ce jour sur un point. Nombre de resquilleurs livrent une fausse adresse au contrôleur et cela suffit à perdre leur trace. Pour l’entreprise publique, ces entourloupes – 500 000 chaque année -, ont un coût : une perte de 31 millions d’eu­ros. «Nous sommes intéressés par le système de contrôle automatisé qui parvient à retrouver la trace des contrevenants. Mais il dispose, pour cela, de la plaque d’immatriculation des voitures. Notre problématique est différente», signale Pierre Dessis, responsable du recouvrement des procès-verbaux à la SNCF. Parmi les pistes envisagées : le partage d’informations et de fichiers.

À ce jour, d’autres moyens mis en place par la SNCF ont montré leurs limites. C’est le cas du recours aux forces de l’ordre permettant de vérifier l’identité et l’adresse du fraudeur. La solution est certes envisageable quand il s’agit d’un TGV direct Paris-Bordeaux. Dans ce cas, le train arrive à destination, se vide de ses voyageurs et les policiers peuvent intervenir librement. Mais la mesure est inconcevable quand il s’agit par exemple d’un RER. «On ne va pas bloquer le train à une station et pénaliser des milliers d’usagers pour un passager indélicat», souligne le responsable du recouvrement.

Mais la chasse aux fraudeurs est bel et bien l’affaire de la SNCF qui a d’ailleurs fait reculer le phénomène. Sa première victoire porte sur les récidivistes. En complément d’une loi promulguée en 2001 créant le délit de fraude d’habitude, la SNCF a mis en place un fichier baptisé Lutin. Ainsi, un contrôleur peut appeler un centre et vérifier si le contrevenant figure sur cette liste. Si tel est le cas et quand c’est possible, les forces de l’ordre interviennent. Le passager sans titre s’expose à six mois de prison et 7 000 euros d’amende. Une peine plu­tôt lourde et qui, d’après Pierre Dessis, est largement utilisée par les juridictions.

Autre motif de satisfaction : sur les 3 millions d’in­fractions relevées l’an passé, la moitié a été payée sur le champ. «Mieux formés, nos con­trôleurs savent souvent convaincre le contrevenant de payer l’amende immédiatement», explique-t-on à la SNCF.

L’autre moitié, soit 1,5 million de procès-verbaux, est traitée par les trois centres de recouvrement de l’entreprise. Par le jeu de la relance, ces derniers parviennent à faire payer un tiers des procès-verbaux.

Reste deux autres tiers qui constituent une perte de 30 millions d’euros environ pour l’entreprise. Certains ont fourni une fausse adresse, d’autres refusent de payer. Au bout de deux mois, la SNCF passe la main au Trésor public qui part à son tour à la chasse aux mauvais payeurs.

Source:  Le Figaro

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La RATP et la SNCF vont toucher des bonus

C’est un paradoxe difficile à admettre par les usagers régulièrement piégés dans les trains d’Ile-de-France : la RATP et la SNCF touchent cette année respectivement 13,84 M€ et 4,31 M€ de bonus pour « qualité de service » de la part du Syndicat des transports en Ile-de-France. Ce n’est sûrement pas pour leurs performances en termes de régularité. Sur ce seul chapitre, la RATP ne touche en 2009 que 885000 € de bonus pour son activité métro et c’est un malus de 3,99 M€ qui sanctionne conjointement les deux exploitants pour la partie RER, la SNCF écopant de son côté d’un malus de 3,42 M€ pour la régularité des Transilien.

Pour bénéficier d’un bonus final, les deux exploitants se rattrapent sur les autres critères d’évaluation du Stif (information des voyageurs, fonctionnement des équipements, accueil, propreté…). Dans son rapport consacré au Stif, la chambre régionale des comptes souligne que, dans le contrat Stif-RATP, la régularité ne compte que pour 30% dans l’attribution du bonus (25% pour la SNCF). Invité à renforcer le poids du critère régularité dans l’attribution des bonus, le Stif a laissé entendre hier qu’« il ne faut pas désespérer les entreprises de transport ».

Source:  Le Parisien

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La SNCF va réviser son plan stratégique afin de s’adapter à la crise

La compagnie ferroviaire travaille à un nouveau plan stratégique à l’horizon 2015. Il s’agit de remettre à plat le modèle économique des cinq branches du groupe. L’affaire est suivie de près par l’Elysée, où une réunion est prévue courant juillet. Guillaume Pepy a prévu un tour de France des régions au deuxième semestre pour rassurer les cheminots.

C’était hier, déjà une éternité. En mars 2008, Guillaume Pepy accédait à la présidence de la SNCF et promettait un changement de rythme et d’envergure. Son plan « Destination 2012 » visait à atteindre à cet horizon un chiffre d’affaires de 36 milliards d’euros (+ 50 % par rapport à 2007) et un bénéfice opérationnel courant doublé sur la période, à 2 milliards d’euros. Mais la crise est depuis passée par là, transformant une partie de ces objectifs en un Everest inaccessible. Si les 36 milliards de revenus sont encore possibles -le chiffre d’affaires devrait atteindre 30 milliards cette année -, en revanche le pari de la rentabilité ne sera pas tenu : en 2009, le résultat opérationnel courant a péniblement atteint 150 millions, bien loin des 2 milliards promis, et l’exercice en cours ne s’annonce pas mirifique. « La maquette financière 2012 a été percutée par la crise, et n’est plus valable », estime un bon connaisseur de l’entreprise.

Tenir compte des changements

La direction en a pris acte et prépare, selon nos informations, un nouveau plan stratégique qui devrait être dévoilé au mois de juillet. « Il s’agit d’une actualisation de la feuille de route de Guillaume Pepy, ce n’est pas anormal à mi-mandat », explique un cadre de l’entreprise. Il s’agira cette fois de projeter l’entreprise à l’horizon 2015, en tenant compte de tous les changements des deux dernières années.

L’Etat actionnaire est très attentif à cette inflexion. Une réunion est ainsi prévue en juillet à l’Elysée avec la direction de la SNCF, selon plusieurs sources concordantes, afin de procéder à une véritable revue stratégique de l’entreprise publique. Tous les dossiers majeurs de la compagnie ferroviaire seront mis sur la table, ainsi sans doute que le sort de Systra, la filiale d’ingénierie de la SNCF et de la RATP, dont les deux groupes publics se disputent le contrôle.

Il ne s’agit pas toutefois de tout bouleverser. La SNCF entend ainsi rester fidèle à la philosophie générale de son projet dévoilé en 2008 : faire de la SNCF un des leaders européens et mondiaux du transport et des services de mobilité. Cette ambition, qui vise à s’étendre au-delà du traditionnel pré carré ferroviaire, va connaître une étape significative en 2010, puisque les revenus issus du transport ferroviaire devraient représenter pour la première fois moins de la moitié du total du groupe. Une première symbolique, dans l’histoire de la SNCF !

Un nouveau plan d’affaires

Si la philosophie demeure, en revanche le modèle économique de chaque branche du groupe (grandes lignes, transport et logistique, proximités, infrastructures et gares) va complètement être remis à plat. Il y a urgence en la matière, puisque tous les repères -ou presque -se sont effondrés en deux ans.

Symbole de ces bouleversements, le TGV : en 2008, on parlait d’appel d’offres du siècle pour renouveler un parc de 300 trains, avant de rapidement remiser ce projet au placard. Car désormais, avec la crise et la hausse des péages, le TGV n’a même plus assez de cash pour financer ses propres investissements ! Les discussions avec les pouvoirs publics et RFF (Réseau Ferré de France, le propriétaire du réseau) doivent permettre de bâtir un nouveau plan d’affaires pour cette activité grandes lignes.

Les mêmes partenaires auront également à s’entendre sur les trains d’aménagement du territoire de l’activité proximités -pour lesquels une convention de service public doit être signée (« Les Echos » du 8 décembre 2009) -et sur le contrat de maintenance du réseau de la branche infrastructures. Pour le transport de marchandises, le retour à l’équilibre du fret ferroviaire n’est pas attendu avant 2013.

Cette feuille de route actualisée va faire l’objet d’un travail de pédagogie auprès de la base. Le moral des troupes n’est en effet pas fameux, y compris chez les cadres censés relayer la politique de la direction. « Les cadres, historiquement acquis aux transformations, décrochent », selon un sondage interne mené l’an dernier par l’institut CSA, qui montrait une hausse de 15 points (à 38 %) des personnes de cette catégorie qui ont une image dégradée de l’entreprise.

Dans la période actuelle, le constat n’a rien de surprenant, et d’autres études ont montré la même tendance dans bien des entreprises. Il n’empêche qu’il existe des problèmes spécifiques au sein d’une SNCF en pleine mutation (voir ci-contre). Guillaume Pepy en a bien conscience. Devant ses 250 directeurs d’établissement réunis le 4 février dernier au Stade de France, il avait expliqué : « Nous devons sans doute donner à vous, les cadres opérationnels dirigeants, plus de confiance sur l’avenir. Et pour cela il faut qu’on vous donne un peu plus de vision à moyen et long terme. »

Le dirigeant va donc, selon nos informations, se lancer à la rentrée dans un tour de France des 23 régions de la SNCF. Au rythme d’un jour et demi par semaine jusqu’en décembre, il devrait essayer d’expliquer sa stratégie et de rassurer les cheminots. Une étape indispensable pour mener à bien son mandat, qui s’achève en 2013.

Source:  Les Echos

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Le technicentre SNCF à cœur ouvert

La dernière opération de ce type s’était déroulée en 2003. Samedi, le technicentre récidive en ouvrant ses portes au public

C’est un immense terrain d’une trentaine d’hectares, à quelques encablures seulement du centre-ville. Dissimulé derrière ses murs austères, le technicentre de Romilly a décidé d’ouvrir ses entrailles au grand public.
Samedi devrait être une journée pas vraiment ordinaire pour l’établissement que dirige Charles Cressan. En effet, ce sont plusieurs milliers de visiteurs qui sont attendus pour l’heureuse occasion.
Soucieuse de répondre aux attentes légitimes du public, la SNCF a décidé de mettre les petits plats dans les grands, en ouvrant ce gigantesque chantier au public, invité à plonger dans les ateliers qui emploient jusqu’à 650 personnes.
Fer de lance d’une technologie qui s’est formidablement étoffée avec les années, le technicentre s’appuie, aujourd’hui comme hier, sur une main-d’Å“uvre qualifiée pour mener à bien ses missions de maintenance.
Si les progrès techniques et les schémas d’organisation ont entraîné une diminution constante de son personnel, l’établissement a su retrouver, ces dernières années, de nouvelles raisons d’espérer.
Aujourd’hui, le technicentre de Romilly-sur-Seine conserve une place de choix, parmi les établissements SNCF en France.
Un vrai savoir-faire
Spécialisé dans la maintenance des TGV – il prend en charge actuellement et jusqu’en 2015 les rames du sud-est de la France -, l’établissement accueille dans ses murs

centenaires quelque soixante-cinq corps de métiers différents.
Des travailleurs de l’ombre qui s’activent, chaque jour de la semaine, pour répondre dans les meilleurs délais aux nécessités techniques du transport ferroviaire. « Un circuit a été organisé dans l’enceinte de l’établissement au cours duquel les visiteurs pourront découvrir tous les savoir-faire qui participent à la renommée de l’établissement », glisse Grégory Journot, chargé de communication au technicentre.
« Il faudra deux heures environ pour cette visite. »
Même le pôle ingénierie de l’établissement a été sollicité pour cette journée.
Les visiteurs pourront découvrir sur grand écran, la transformation en trois dimensions d’une voiture.
Une ancienne locomotive à vapeur et ses voitures d’époque viendront rehausser l’éclat de cette manifestation marquée également par la présence de nombreux modélistes, des passionnés des petits trains électriques !
Chacun l’aura bien compris : l’ouverture au public du technicentre devrait constituer un événement à part entière, samedi dans l’Aube tout entière. À ne pas manquer.
Pratique
Portes ouvertes au technicentre de Romilly-sur-Seine
Samedi 26 juin, de 10 h à 17 h.
Entrée libre.

Durée de la visite : deux heures.

Source : L’est eclair

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