Histoires de Conducteurs

Parlez ici de l'actualité et discutez du chemin de fer.
22 sept. 2014
12:45
 
 
Avatar de l’utilisateur Vinces
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

Au début de ma carrière, j'ai été autorisé sur les Picasso, les X3800, bien que je ne soit pas vraiment orienté "brocante" ce sont des engins simples et attachant que j'ai toujours un peu regretté même lorsque j'ai été autorisé TGV.

Sa technique est hyper simple, un moteur diésel, une boite de vitesse mécanique à quatre rapport avec embrayage a sec, un inverseur et sa silhouette inhabituelle avec son poste de conduite dissymétrique au-dessus de la toiture et au-dessus du moteur. L'embrayage etait commandé au pied par une grosse pédale et le passage des vitesse par un trés long levier qui dépassait de près d'un mètre en cabine avant de descendre , a travers le plancher, vers la boite de vitesse. Passer la 1ère rélevait d'une volonté de fer tant les vibrations qui remontaient dans l'épaule étaient importantes, aussi l'astuce consistait a présenter la 1ère a la main et de l’enclencher en appuyant avec le pied sur le levier, le passage des rapports suivant de faisait de façon plus souple;
- de façon réglementaire; ramener le manipulateur de traction a "0", débrayer, sortir le rapport, embrayer, ramener le regime moteur 200tr au-dessus du régime necessaire a la nouvelle vitesse, débrayer, enclencher la nouvelle vitesse, embrayer, puis reprendre la traction, pas vraiment simple aussi les conducteur avait une autre technique
- de façon pratique; débrayer, sortir le rapport rapidement, embrayer de suite, lorsque le moteur arrivait exactement au bon régime, passer le rapport sans débrayer, il ne fallait pas trainer car on ne relançait pas le moteur, on profitait de sa baisse de régime assez lente pour la manip et ça passait sans aucun accoup, on reprenait ensuite la traction

Sauf bien sur que ça ne se passe pas toujours ainsi, et une fois, en cours de route, je débraye et je sort le rapport et ..... le levier de 1m disparait dans les entailles du moteur avant que je passe le rapport suivant, m....., c'est pas prévu ça comment je fais maintenant ? Pas trop de solution, je m’arrête, je vais voir dans le compartiment moteur où est passé ce foutu levier et le le trouve a moité coincé en travers, pas de casse, les courroies sont de l'autre côté, j'arrive a le récupérer a le remettre en place et dépannage terminé je repars. Juste un peu de temps perdu.



La physionomie de l'X3800 avec son long côté au dessus du compartiment voyageur a tout de même un défaut:
Tout jeune Conducteur, un matin d'hiver, vers les 4h, je prépare l'engin, verification des niveaux, de l'aspect mecanique des parties visibles, démarrage du moteur essais divers, bon il va etre l'heure de sortir du dépôt, je regarde vers la sortie..... ha m...... je ne voie même pas le bout de l'engin, le grand côté disparaissait dans le brouillard, je n'en voyais pas l'extrémité, alors voir le carré violet mécanique qui commandait la sortie, on n'en parle même pas, le feux violet associé au carré pour l’observation de nuit ne perçait pas le brouillard, je ne peut pas me présenter a la sortie, je ne verrai pas l'ouverture du signal, pas question non plus d'avancer a l'aveugle, là j'ai un gros problème, on a jamais entendu parlé d'un train supprimé a cause de la météo, comment faisaient-ils a l'époque de la vapeur ? Moi, je n'ai pas la réponse.

Je vais donc auprès du CTRA engin lui annoncé que je ne peux pas faire le train a cause du brouillard (un train "calé" me coutera de toute façon moins cher qu'un carré franchit) je n'ai jamais pris un savon pareil durant toute ma carrière, le CTRA engin ne voulait rien savoir. Je reste ferme sur ma décision et me demandant si je ne vais pas un peut trop loin, je lui propose même un marché; le carré violet mécanique etant le seul du triage (les autres sont lumineux et plus puissant), s'il me sort l'engin je fais la suite - un blanc puis il explose de nouveau, me dit qu'avec des conducteur comme moi la SNCF est foutue, me traite de petit Branleur .... - là il n'aurai pas du, je suis tres susceptible a partir de ce moment, j'ai su que je ne sortirais pas l'engin quoi qu'il m'en coute - et me dit que j'aurai des comptes a rendre, qu'il va faire un rapport et que je n'ai qu'a rentrer chez moi, il ne veut plus me voir dans le dépot. Je rendre donc chez moi, plutot inquiet de la suite qui sera donné, je me dit que j'ai pris la bonne décision mais je n'en suis, quand même, plus très sur.

Le lendemain j'arrive au dépôt pour la suite de ma décade et justement, je voie le chef de dépôt qui me regarde et qui semble m'attendre - pas bon ça, pas bon du tout. Bon c'est le moment des comptes, j'espère que ça ne va pas faire trop mal, mais un chef de dépôt qui vous attends, je m'attends au pire; une descente temporaire de la conduite.
"Le CTRA engin m'a rapporter qu'hier vous aviez refuser d'effectuer votre service a cause du brouillard ?" Tiens curieusement où il est ce CTRA engin ? il devrait jouir du spectacle et de l’engueulade qui va suivre. j'explique mon point de vue, la longueur de l'autorail qui disparait dans le brouillard, le carré mécanique qu'on voie pas, j'essaie de faire bonne figure et d'argumenter mais je ne suis pas a l'aise du tout. "je voie, je suppose que ça n'a pas été facile a prendre comme décision, Vous avez bien fait, c'est courageux" et il me tourne le dos et me plante là. Gros soupir de soulagement de ma part et je comprends l'absence du CTRA engin qui a certainement du s'en prendre une bonne.
Dernière édition par Vinces le 22 Sep 2014 18:43, édité 1 fois.
ex Conducteur TGV - jeune retraité

22 sept. 2014
18:39
 
 
Max AGC
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

Belles histoires !
Mais juste une question concernant la dernière, pourquoi ne pas etre simplement descendu de l'autorail pour regarder la position du carré violet ?
A+
Maxime
Ma Chaine YT.

22 sept. 2014
18:51
 
 
Avatar de l’utilisateur Vinces
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

D'abord parce qu'entre le moment où tu vas voir le signal et celui où tu démarre, ça peut prendre 2 bonnes minutes, celui-ci etant environ à 100 ou 150 m du lieu de stationnement et comment fais-tu pour vérifier que le signal est toujours ouvert lorsque tu te mets en route ? Pas question non plus de s'avancer sans etre sur que le signal est ouvert et surtout qu'il est bien ouvert pour ta voie et enfin je n'etais pas sur non plus de voir les signaux lumineux dans le triage suffisamment tôt pour m'arreter avant
ex Conducteur TGV - jeune retraité

22 sept. 2014
21:53
 
 
pataphil
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

Bonjour.

Merci pour vos anecdotes, toujours intéressantes pour les passionnés.
Ta méthode pour passer les vitesses m'a fait remonter pleins de souvenirs de conduite de camions équipés ainsi (boites non synchronisées Berliet, Fuller...) qui t'apprennes à respecter un régime moteur précis (avec l'habitude à l'oreille) et des boites bien plus solides qui encaissaient certains passages sans débrayage.

23 sept. 2014
00:06
 
 
Avatar de l’utilisateur 8uhr
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

Salut !
Une de mes petites anecdotes, mon meilleurs souvenirs, toujours comme passager, je ne suis pas conducteur de train :
C'était en faisant le trajet Briançon St Gervais les bains le Fayet, en passant par la ligne Veynes Grenoble.
Arrivée au guichet de la gare de Briançon pour acheter mon billet, je me rends compte que j'ai perdu ma carte de réduction !
J'exposa mon problème au guichet, ils firent le nécessaire pour la retrouver, mais ce fut choux blanc !
L'heure du départ approchant bien vite, je décida de monter dans le train et de prendre mon billet dedans. Après avoir traversé le train, une rame Corail assez vide, je rencontra le contrôleur et on régularisa ma situation. Arrivée à l'Argentière les Ecrins, je monta dans la cabine jusqu'à Gap, à l'invitation d'un mécano rencontré sur un train que j'avais emprunté la veille, et dont il était le conducteur.
Descendu à Gap, j'ai fait un duplicata de cette carte de réduction, et pris l'UM2 X 73500 qui allait à Grenoble. J'avais tous mon temps pour cette correspondance, d'une durée d'une heure. Je demandais au mécanicien du train pour Grenoble, si je pouvais parcourir la section Gap Grenoble en cabine, en sa compagnie, celui-ci refusea. Mais il m'annonça après qu'il serait remplacé à Veynes, et qu'il parlerais de moi à son collègue, pour voir s'il m'accepterait.
Le train arriva à Veynes, le changement de mécano eut lieu, et son collègue m'accepta, pour mon plus grand bonheur, et ce n'est pas peu dire !
Une fois installer dans la cabine, nous faisions connaissance et je lui dis que j'étais passionné par les train. Le train parti de Veynes. A un moment, sur la ligne Veynes Grenoble, à un coin intéressant pour moi, je dégainais mon appareil photo (jetable) et je pris une photo. Le mécano le remarqua, et me proposa de ralentir son train pour que je puisse prendre une photo. Il ajouta que si je voulais prendre d'autres photos sur la ligne, qu'il me le dise en avance, il ralentirais son train, je prendrais la photo, et qu'il reprendrais la marche normale. J'ai bien entendu accepter son offre, sans sourciller ! Et c'est ainsi que le train s'arrêta plusieurs fois. Il essaya aussi d'améliorer le confort visuel, sans succés. Malgré cela, j'ai trouvé le moyen de louper la photo : celle de l'arrivée à Clelles Mens, avec une superbe vue sur le Mont Aiguille, en entier sans voile nuageux le cachant !
Il y eut un seul arrêt involontaire, sans motif photographique : à l'entrée de Grenoble, nous étions tellement absorbé par notre discussion sur la ligne Grenoble Veynes et son avenir, que le mécano oublia d'acquitter un signal ! Réaction du train : arrêt net et je me pris le pupitre dans le ventre, ouïe ! ça s'arrête bien ces engins, je m'en souviens encore ! Malgré tout, le train arriva à Grenoble sans aucun retard. Je me souviens encore de ce mécano, très sympathique !
Arthur / 8Uhr ou Acht tur, adhérent de l'APF, présent aussi sur flickr
Visitez mon site web sur le train de nuit Paris Briançon !

Tchou Bye

23 sept. 2014
11:22
 
 
Avatar de l’utilisateur tram21
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

les vieux MECCRU de Trappes avaient une astuce pour ne pas se casser le bras en passant la première sur les Picassos :

1. débrayage à fond
2. mettre le levier vers le 3e rapport quelques secondes (ce qui freine le train de pignons de la boite)
3. passer la première (qui passe alors toute seule ou presque !)
la logique et le chemin de fer sont deux choses bien distinctes qu'il ne faut pas mélanger

ImageImage

23 sept. 2014
21:30
 
 
pataphil
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

Bonjour.

tram21 a écrit:les vieux MECCRU de Trappes avaient une astuce pour ne pas se casser le bras en passant la première sur les Picassos :

1. débrayage à fond
2. mettre le levier vers le 3e rapport quelques secondes (ce qui freine le train de pignons de la boite)
3. passer la première (qui passe alors toute seule ou presque !)


Mêmes maux, mêmes remèdes. Quoique, avec la longueur du levier de vitesses sur les Picasso, les retours de ce levier lorsque la vitesse refuse de rentrer devaient remonter jusqu'à l'épaule.

24 sept. 2014
23:00
 
 
5518SNCB
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Re: Histoires de Conducteurs

Histoire entendue il y à quelques années, d'un ami conducteur:

La rame, un IR Luxembourg-Liège, se compose d'une 3000 CFL et de 4 voitures I6 SNCB.
La masse totale est d'environ 270T, pour 320T de poids-frein, Vmax autorisée 160, Vref de la ligne 90 sur la section concernée.
Le train vient de quitter Poulseur, se dirige vers Liège, vu la rame, les 90Km/h sont très vite atteints, la 4°voiture est encore à quai que le conducteur coupe déjà la traction.
Juste après la gare, une courbe à droite, les deux voies s'écartent un peu, pour passer sur chacune un tablier de pont.
Vu la végétation, le pont et son extrémité coté Liège ne sont visibles qu'au dernier moment.
Le 1° essieu de la machine s'engage sur le pont, le choc et le son produits à cette occasion font se réveiller deux inconscients qui étaient bien gentiment logés au pied de notre pont, coté Liège.
Ces deux ***** ne trouvent pas mieux que de vouloir traverser la voie, mais celle devant la rame!
Le conducteur tape l'urgence, siffle à en vider les réservoirs, et se prépare mentalement à retrouver de la viande achée sur ses bogies.
Il prévient l'accompagnateur du train de la raison du FU, et une fois la rame à l'arrêt, descend de la loco, les mains tremblantes, le contenu de sa vessie coulant sur son pantalon.
Les pieds sur le ballast, il vois deux gaillards, courant le long de la rame, bloqués par la clôture, vers le pont et la porte d'accès aux voies!!
La peur se change instantanément en colère, accompagnée d'un gros soulagement.

Son soucis de barbaque étant résolu, il lui reste à trouver une solution pour le pantalon, et le siège!!!
Le siège sera protégé par du papier toilette, le pantalon remplacé par celui qu'un voyageur lui offrira, après que l'accompagnateur aie fait une annonce au micro pour expliquer la raison de l'arrêt, et demande un pantalon de secours :D :D :D

Résultat des courses, un pantalon à la poubelle, un siège démonté pour passage complet à la machine à laver, un grosse frayeur , et un petit pincement au cœur à chaque passage sur le pont en question :)

Seb

25 sept. 2014
00:31
 
 
Avatar de l’utilisateur Vinces
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

Sympa les voyageurs....

Ca me rappelle une autre histoire un peu identique:
Un matin d'hiver, voici 5 ou 6 ans j'assure un TGV pour la Savoie, départ de Paris très tot le matin, J'arrive sur la rame et je commence a "pester" "le conducteur de manoeuvre aurait pu me laisser le chauffage en service", en effet celui-ci est coupé et la température en cabine est aussi froide que dehors. Je mets le chauffage cabine et en attendant que la cabine se réchauffe je fais mes essais. 10mn avant le départ tout est bon, enfin presque, il y a tout de même un soucis, je n'ai pas de chauffage en cabine, celui-ci ne souffle qu'un air a la température extérieur, c'est a dire glacé.
Je rentre dans le guide de dépannage (GD) tout en sachant que sur cette anomalie il ne me donnera pas de résultat, mais c'est la procédure et en effet a la fin de l'application du GD le problème reste entier, officiellement ce type de panne ne justifie pas le remplacement de la rame. Seulement je ne me voie pas faire le train avec 5°C en cabine, en plus la température baissera surement en cours de route avec la vitesse sur la LGV. Deux solutions s'offrent a moi:
1) je cours acheter une bouteille de rhum
2) je demande tout de même le remplacement de la rame
je choisi la seconde solution, la 1ere est tentante mais elle a aussi ces inconvénients.... 8-)
Je fais donc une demande de secours et je sais que dans le meilleurs des cas nous allons prendre au moins 40 mn de retard, je ne pourrais pas les récupérer. Le chef de service vient me voir pour plus de renseignement et me demande "tu n'as pas un systeme de secours" Il s sont tellement habitué a ce qu'on puisse partir même avec des performances un peu dégradées, qu'ils finissent par croire aux miracles.
Un voyageur vient aussi aux nouvelles pour savoir pourquoi on ne part pas (dans ce cas là, pour ne pas encombrer la gare l'annonce n'est faite qu'après mise a quai de la rame de remplacement), je lui explique le probleme et vu la température il conçoit aussi que ça va etre difficile, mais ça ne l’arrête pas pour autant, il me dit qu'il est attendu et il est près a me laisser son manteau jusqu'a destination ..... C'est gentil de sa part mais avec deux manteaux (le mien et le sien) je ne vais plus pouvoir bouger...
Nous somme finalement parti avec un retard moins important que prévu, la rame de remplacement ayant été mise a quai, sur le même quai, mais ce n'est pas toujours possible.
ex Conducteur TGV - jeune retraité

25 sept. 2014
09:50
 
 
JLJ
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

Bonjour,
J'étais en 73 et 74 aide conducteur à Villeneuve Saint-Georges à la rubrique étudiant, c'est à dire en bouche trous durant les vacances dites scolaires : quinze jours A Noël, idem à Pâques et Juillet ou Août. Derniers jours de Juillet, c'était le grand chassé croisé habituel. Mon conducteur et moi avons un patachon VSG Dijon et de plus limité à 60Km/h. Résultat la ligne de Dijon étant bien saturée, et dans l'ordre des priorités notre patachon étant bon dernier, nous sommes systématiquement parqués sur les voies d'attente à chaque fois que c'est possible. Le départ théorique était vers 5 heures quelque chose. En milieu de journée nous savions péniblement fait 150 Km. Je ne me souviens plus exactement où, si ce n'est qu'il y avait un talus le long de la voie de garage. Nous attendions que ce satané carré passe au vert. Au bout de 2 heures et demi, mon cocher va téléphoner. La réponse aurait été "tu n'as qu'à attendre". Ce qui commence à l'agacer. Environ trois quarts d'heure plus tard une envie soudaine fait qu'il m'annonce un besoin urgent et ajoute si ça s'ouvre tu m’appelles ! Quatre ou cinq minutes plus tard, ce qui devait se produire arriva : la voie est libre. J'appelle mon cocher. Rien. Coup de sifflet. Rien. Je descends et grimpe sur le talus et surprise : pas de cocher mais des champs avec le premier bosquet à cinq cent mètres. Et pour tout arranger le vent qui vient du Sud ne porte pas les sons dans le bon sens. Retour à la bécane et coup de sifflet prolongé. Au bout de deux minutes je vois réapparaitre mon gars rouge et essoufflé. Par Pudeur il avait été trouver le lieu de son aisance (...) derrière le bosquet pensant qu'il avait le temps. Seulement le temps d'arriver dans la bécane le carré nous est repassé au rouge. Du coup il redescend, et court au téléphone. S'en suit une discussion avec beaucoup de gestes. Mais rien n'y fait.
Nous avons donc attendu quatre heures de plus. Arrivée à Dijon le lendemain matin vers 6 heures...
Comme quoi, lorsque c'est l'heure il faut savoir saisir sa chance...
J-Luc.

25 sept. 2014
11:10
 
 
Avatar de l’utilisateur Vinces
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

Les Marchandises était souvent garés lorsqu'ils roulaient a 80 km/h (je ne les ai pas connu en dessous) alors à 60, j'imagine bien. Surtout que certains régulateurs étaient plutot hésitants, surtout ne pas mettre 1 mn au "rapace" qui passe dans une 1/2 heure. Avec l'augmentation de la vitesse des trains de fret et surtout la diminution de ceux-ci le problème a disparu, heureusement car dans le même temps les voies d'évitement ont elles aussi disparues suite a moindre besoin.
Certaine régions étaient réputées pour la qualité de leur régulation et d'autre étaient tout aussi réputées mais dans l'autre sens... Telle la région de Marseille où sur certaines lignes la régulation était catastrophique, il n’était pas rare que celle-ci nous passe un locotracteur, une bourreuse, voir un fret qui se trainait devant un TGV - dans le sens pair (Toulon-Paris) il y avait une heure où un train de fret d'ECR nous passait devant à Toulon et souvent nous le rattrapions à partir de St Cyr-les Lequec-La Cadière, il n'etait pas garé avant St Marcel et ne passait pas souvent le 40/50 km/h - Dans ces conditions être a l'heure a Brancarde ne voulait pas dire que l'on serait a l'heure a Toulon des pertes de temps de 10 a 30 mn entre ces deux gares n’était pas rare du tout. La 3ème voie qui sera prochainement mise en service entre Brancarde et Aubagne devrait bien fluidifiée le trafic.
ex Conducteur TGV - jeune retraité

26 sept. 2014
02:12
 
 
Avatar de l’utilisateur Vinces
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Re: Histoires de Conducteurs

AU depot du Charolais nous faissions deux TGV postaux en demi tour soit un trajet "Paris - Macon - Paris" dans la nuit. Il y a quelques années je remonte donc de Macon avec le postal qui partait vers 23h00.

Quelque temps après le début du trajet, je voie une étoile filante, je me suis souvenu que ma grand-mère me disait a ce moment "fais un voeux", c'est curieux comme certaines choses remontent au moment où on s'y attends le moins. Puis j'en voie une seconde, "deux etoiles filantes la même nuit, c'est pas courant", et encore une troisième, a ce moment j'étais très surpris. En cours de route je me suis mis a les compter tant il y avait et a un moment je me suis dit "je ne sais pas ce qui se passe mais je vais finir par en prendre une sur la g.....". A l'arrivée à Paris j'en avais compter pas loin de cinquante.

J'ai appris le lendemain en lisant le journal que c'etait un phénomène prévu; une pluie d'étoiles filantes.

Tiens, la prochaine anecdote je vous laisse essayer d'en trouver la raison:
Toujours au postal qui revient de Macon, une nuit d'été j'ai été obligé de porter mes verres solaires pendant pas loin de 45mn, après minuit, après avoir mis la luminosité du pupitre au maximum (il fallait tout de même que je puisse lire les indications du pupitre). A votre avis quel en était donc la raison ?
ex Conducteur TGV - jeune retraité

26 sept. 2014
06:12
 
 
Avatar de l’utilisateur Tournesol
Administrateur

Re: Histoires de Conducteurs

Vinces a écrit:Toujours au postal qui revient de Macon, une nuit d'été j'ai été obligé de porter mes verres solaires pendant pas loin de 45mn, après minuit, après avoir mis la luminosité du pupitre au maximum (il fallait tout de même que je puisse lire les indications du pupitre). A votre avis quel en était donc la raison ?

Au hasard, un lever de pleine lune ? (c'est très lumineux surtout en rase campagne !)
Grégory

26 sept. 2014
07:37
 
 
JLJ
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

Derrière 'un front froid, (la pluie lessive l'atmosphère impliquant une meilleur luminosité), + pleine lune + comète de Haley vers les années 85. Pour ma part, c'était en vol de nuit avec des lunettes de soleil.
J-Luc.

26 sept. 2014
11:01
 
 
Avatar de l’utilisateur Vinces
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

Non, ce n'etait pas la pleine lune ni une comète, mais je ne serais pas surpris que "JLJ" ait deja rencontré cette situation en tant que personnel navigant.
ex Conducteur TGV - jeune retraité

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