Histoires de Conducteurs

Parlez ici de l'actualité et discutez du chemin de fer.
26 sept. 2014
11:48
 
 
Mac
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

Quand même pas une aurore boréale ? :mdr76:
Mac (Philippe)

26 sept. 2014
12:39
 
 
Avatar de l’utilisateur Vinces
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

Non quand même pas
ex Conducteur TGV - jeune retraité

26 sept. 2014
19:07
 
 
la navette
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

Givrage de la catenaire,peut etre . A+

26 sept. 2014
20:19
 
 
bbmidi196409
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

En rapport avec des étoiles avec un ciel clair peut-être????
Vu l'heure ça ne peut pas être un coucher de soleil,peut être des lumières sur la ligne d'horizon-ville- non ce n'est pas cela!Mais quoi??

26 sept. 2014
21:02
 
 
christian6517
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

Un gros orage, avec des éclairs d'une violente intensité??
Christian

26 sept. 2014
22:32
 
 
JLJ
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

En faisant un balayage, nous avons en tête d'un TGV un ADC qui en pleine nuit porte de verres fumés pendant 3/4 d'heure entre Macon et Paris.
Pour avoir besoin d'atténuer la lumière extérieure, il faut de nuit que celle ci soit éblouissante au point d'en faire mal aux yeux. Ce qui se produit par exemple lorsque la brillance d'une source lumineuse est forte (genre leds des feux de position des voitures ressentes). Pas de trafic de trains croiseurs en quantité équivalente à ce que l'on peut rencontrer sur la route. Pas non plus de bandes réfléchissantes le long des voies qui pendant plus de deux cent kilomètres vous fatigue les yeux en vous renvoyant votre propre lumière. On peut éliminer le brouillard givrant qui provoquerait une succession d'arc pour deux raisons : Une telle production d'étincelles sur une telle distance devrait provoquer la destruction des lames de contact du pantographe et ledit pantographe étant assez loin en arrière et plus haut que la vitre de la cabine la lumière produite ne peut être directe sur les yeux de l'ADC. Par contre, je ne sais pas si les TGV sont équipés de feux d'éclairage à double faisceaux haut et bas, mais comme hypothèse il est envisageable d'avoir une forte réverbération des feux de la motrice lorsque l'on a une atmosphère saturée en humidité au point de faire un brouillard composé de millions de mini gouttelettes d'eau en surfusion. Chaque gouttelette se comporte comme une sorte de miroir, avec le nombre on obtient un halo très éblouissant. Il faut bien sûr des conditions de température, d'humidité, de pression (marais barométrique) et d'absence de vent que l'on ne rencontre que rarement . Par exemple le simple fait de changer de nature de terrain ou de foret à champs, ou encore de type de culture est suffisant pour changer l'inertie au niveau des températures et donc de rompre le fragile équilibre. Ces conditions ne durent pas longtemps sur de grandes distances.
Je suis dubitatif pour cette hypothèse à cause des trois quarts d'heure ce qui représente tout de même à la vitesse normale d'un TGV une bien grande longueur pour le maintien des ces conditions exceptionnelles.
J-Luc.

26 sept. 2014
22:36
 
 
Avatar de l’utilisateur 8uhr
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

Salut !
Finalement, ce que j'avais pensé comme totalement improbable, ne le serait peut-être pas : Feux de Saint Elme ?
Je vois mal ce phénomène sur un TGV !
Arthur / 8Uhr ou Acht tur, adhérent de l'APF, présent aussi sur flickr
Visitez mon site web sur le train de nuit Paris Briançon !

Tchou Bye

26 sept. 2014
23:06
 
 
Mac
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

Pas bête ça.
Mac (Philippe)

26 sept. 2014
23:42
 
 
Avatar de l’utilisateur Vinces
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

la navette a écrit:Givrage de la catenaire,peut etre . A+

J'ai écris "... une nuit d'été..." Y en a qui ne suivent pas au fond :lol:

christian6517 a écrit:Un gros orage, avec des éclairs d'une violente intensité??
Christian

Nous avons un gagnant :D
Bien vu, c'est ça, plutot une succession d'orages avec des éclairs tres rapprochés dans le temps, car ça à duré tout de même prés d'une heure, je n'ai pas mis mes verres solaires aux premiers éclairs mais quand je me suis aperçu que ça n'en finissait pas.
Une des particularités due a la vitesse est que lorsqu'on entre dans un orage, c'est un peu comme si on rentrait dans un "mur", il n'a y rien puis en quelques centaines de mètres vous êtes à l'intérieur de l'orage (et a 300hm/h, ça va tres vite, a cette vitesse on parcours le km en 12s) , avec une visibilité qui ne dépasse pas le pare-brise sur toute la distance de l'orage, puis on en sort aussi vite qu'on y est rentré.

Sur les TGV-SE, TGV-A et TGV-R le profil du nez de la rame fait que la pluie s'évacue toute seule (vers le haut du pare-brise) au-dessus de 120 km/h donc nous n'utilisions que très peu les essuie-glace au-dessus de ces vitesses. Sur les TGV Dupleix, ce n'est pas le cas, de construction le profil a été calculer pour avoir un minimum de pression sur cet immense pare-brise qui fait près de 1m² de surface (les pare-brise des Eurostar sont plus petit), et donc les essuie-glace sont necessaire a toutes les vitesse aussi bien a 30 km/h qu'a 300.

pour la suite je vais répondre dans la citation ce sera plus simple
JLJ a écrit:En faisant un balayage, nous avons en tête d'un TGV un ADC qui en pleine nuit porte de verres fumés pendant 3/4 d'heure entre Macon et Paris.
Pour avoir besoin d'atténuer la lumière extérieure, il faut de nuit que celle ci soit éblouissante au point d'en faire mal aux yeux. Ce qui se produit par exemple lorsque la brillance d'une source lumineuse est forte (genre leds des feux de position des voitures ressentes). Pas de trafic de trains croiseurs en quantité équivalente à ce que l'on peut rencontrer sur la route. -On n'a pas, du moins sur la LGV, d’itinéraire routier qui puisse nous géner a ce point même a la sortie de Paris où l'A5 (?) est jumelé a la voie durant pas mal de km - Pas non plus de bandes réfléchissantes le long des voies qui pendant plus de deux cent kilomètres vous fatigue les yeux en vous renvoyant votre propre lumière. On peut éliminer le brouillard givrant qui provoquerait une succession d'arc pour deux raisons : Une telle production d'étincelles sur une telle distance devrait provoquer la destruction des lames de contact du pantographe - non, ça n'arrage pas les lames bien évidement mais tu peux tout de même faire plusieurs aller/retour Paris Marseille via LGV, c'est plus en 1500v que l'effet destructeur se faiy sentir a cause des intensités élevées qu'un train absorbe, mais en 25000v ces intensités "tirées" a la caténaire sont beaucoup plus faible - et ledit pantographe étant assez loin en arrière et plus haut que la vitre de la cabine la lumière produite ne peut être directe sur les yeux de l'ADC. Par contre, je ne sais pas si les TGV sont équipés de feux d'éclairage à double faisceaux haut et bas - oui, fanal (entre le feux de position et les codes) et projecteur (l'équivalent de pleins phares plus un autre régime existant uniquement sur les TGV Projecteur réduit (entre les codes et les pleins phares), mais comme hypothèse il est envisageable d'avoir une forte réverbération des feux de la motrice lorsque l'on a une atmosphère saturée en humidité au point de faire un brouillard composé de millions de mini gouttelettes d'eau en surfusion - effectivement dans le brouillard oon peut avoir comme du coton tres blanc au point qu'on ne voie plus rien dehors, personnellement lorsque ça arrivait sur des distance assez longue, je passait en projecteurs réduits - . Chaque gouttelette se comporte comme une sorte de miroir, avec le nombre on obtient un halo très éblouissant. Il faut bien sûr des conditions de température, d'humidité, de pression (marais barométrique) et d'absence de vent que l'on ne rencontre que rarement . Par exemple le simple fait de changer de nature de terrain ou de foret à champs, ou encore de type de culture est suffisant pour changer l'inertie au niveau des températures et donc de rompre le fragile équilibre. Ces conditions ne durent pas longtemps sur de grandes distances.
Je suis dubitatif pour cette hypothèse à cause des trois quarts d'heure ce qui représente tout de même à la vitesse normale d'un TGV une bien grande longueur pour le maintien des ces conditions exceptionnelles.
J-Luc.
ex Conducteur TGV - jeune retraité

27 sept. 2014
20:34
 
 
Avatar de l’utilisateur tram21
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

Vinces, ton histoire de TGV Postal m'en rappelle une autre :

un matin, je sortais de repos et j'étais "à dispo, bon à 6h00"...

la veille au soir, j'avais appelé : "RAS, on t’appellera si besoin".

6h01, le téléphone sonne : "viens vite en gare, on a le 6995 à poil en gare voie B, et ça bouchonne !"

une douche ultra rapide, je capèle mes fringues en catastrophe et je déboule à l'annexe de Dijon Ville.

les marches sont déjà prêtes : "tu l'emmènes jusqu'à Cavaillon, avec prise de pilote à Fontcouverte"

le temps de prendre un café à la tireuse, et je monte à bord, tout est sous tension, juste le BP URG enfoncé.

je renseigne l'ATESS, le carnet de bord est vierge, je m'annonce prêt au départ à la Circule Dijon : "OK mécano, on te lâche de suite : départ à l'ouverture !"

le régul me lâche au ras des moustaches d'un TER, qui m'aurait gêné plus qu'autre chose !

et ça roule au trait : 160...

je viens juste de passer Chalon que le régul m'appelle : "tu connais via LGV avec entrée à Macon ?"

devant ma réponse affirmative, il me dit de faire le maximum !

au racco LGV de Mâcon, je patiente quelques minutes, le temps de voir passer une UM de Duplex qui fonce vers Lyon.

et c'est parti : VL 270 jusqu'à la sortie LGV de Bollène...

sortie à Bollène sans même être ralenti sur les signaux, je continue au trait... jusqu'à ce que je voie le ralent 60 présenté à Orange !!

j'appelle le poste d'Orange à la radio : "qu'est-ce qui se passe ?"

Orange me répond : "ba écoute mécano, le chef régul a demandé que tu regardes s'il y a bien du courrier dans ta rame !"

Arrêt à quai sur la voie d'évitement, j'immobilise ma rame, je mets l'éclairage rame, et je vais voir...

la rame est absolument vide !!!

je rappelle le chef régul avec mon portable et lui explique ce que j'ai vu... et il est proprement abasourdi !

je lui propose de ramener aussi sec la rame à Paris Charolais (au point de vue temps de travail, j'étais largement dans les taquets horaires, même en comptant le retour en voyageur de Paris à Dijon, avec une coupure à Paris)

il décide de me faire continuer jusqu'à Fontcouverte, le temps de voir avec le COTGV.

arrivé à Fontcouverte, le poste me dit : "dès que tu as changé de bout, monte me voir au poste, il y a une marche pour toi, envoyée par fax par le PC"

je change de bout, et je monte au poste : effectivement : la marche est bien là (avec un numéro à la noix !)

le temps de renseigner l'ATESS et de faire les essais nécessaires, le signal est passé à voie libre, et le poste me donne le départ...

c'est reparti, quasi sans arrêt jusqu'à Paris !

juste le temps de laisser filer vers Paris une UM de Duplex à la bif de Montanay (ma VL 270 l'aurait mis en retard !)

je rentre comme une balle en gare de Lyon (les deux voies "postales" du charolais sont occupées) : j'ai un TGV pour Dijon dans moins de 10 mn !

je monte dedans in extremis : les portes se ferment !

à mon retour à l'annexe traction, je raconte mon périple à la programmatrice qui explose : "mais c'est pas vrai ! donc, tu as promené une rame vide de Dijon à Paris via Avignon ?" ; "ben oui..."

et là, elle m'apprend que peu de temps après mon départ, plusieurs TGV se sont retrouvés "à poil" sans conducteur, au départ de Dijon...

un beau loupé, quoi...

et en prime, vu l'heure à laquelle je rentrais, je n'étais plus bon pour ce qu'elle voulait me faire faire le lendemain matin (vu l'heure très "matinale" de la chose, je ne me suis pas senti lésé !)

une belle promenade, de jour... et en plus, il faisait beau !

8-)
la logique et le chemin de fer sont deux choses bien distinctes qu'il ne faut pas mélanger

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28 sept. 2014
10:50
 
 
Avatar de l’utilisateur Vinces
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

Et vous n'avez jamais su pour quelle raison la rame n'avait pas été chargée ? Ils aurait tout de même pu le charger pour le retour. il est vrai que parfois, sur les trains, on s’interroge sur les raison ou le bien-fondé de certaines décision.
ex Conducteur TGV - jeune retraité

28 sept. 2014
18:15
 
 
Avatar de l’utilisateur tram21
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

Vinces a écrit:Et vous n'avez jamais su pour quelle raison la rame n'avait pas été chargée ? Ils aurait tout de même pu le charger pour le retour. il est vrai que parfois, sur les trains, on s’interroge sur les raison ou le bien-fondé de certaines décision.


on n'a jamais su ce qui s'était passé...

pour le reste, voir ma signature en dessous ! :lol:
la logique et le chemin de fer sont deux choses bien distinctes qu'il ne faut pas mélanger

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28 sept. 2014
18:24
 
 
Avatar de l’utilisateur yves de paris
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Re: Histoires de Conducteurs

Bonsoir à tous,

L'auteur de cette maxime tout à fait de circonstance, étant Henri Lang !

:) :wink:
Visitez ce site : http://www.parimagine.fr

28 sept. 2014
18:29
 
 
Avatar de l’utilisateur tram21
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

yves de paris a écrit:Bonsoir à tous,

L'auteur de cette maxime tout à fait de circonstance, étant Henri Lang !

:) :wink:


ça montre que mon ancien CTRA de Trappes avait de bonne références !
la logique et le chemin de fer sont deux choses bien distinctes qu'il ne faut pas mélanger

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29 sept. 2014
00:34
 
 
Avatar de l’utilisateur yves de paris
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Re: Histoires de Conducteurs

tram21 a écrit:
yves de paris a écrit:Bonsoir à tous,

L'auteur de cette maxime tout à fait de circonstance, étant Henri Lang !

:) :wink:


ça montre que mon ancien CTRA de Trappes avait de bonne références !


Tout à fait !

:)
Visitez ce site : http://www.parimagine.fr

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