Histoires de Conducteurs

Parlez ici de l'actualité et discutez du chemin de fer.
21 avril 2017
15:24
 
 
bbmidi196409
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

Merci pour vos réponses ce sujet est vraiment très intéressant et instructif sur le fonctionnement du "vrai" chemin de fer !
On en redemande......
Bien cordialement.

08 juil. 2017
12:04
 
 
Avatar de l’utilisateur Vinces
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

Ceci n'est pas une histoire de conducteur mais juste un point méconnu des lignes de montagnes;

En 1996, je venais tout juste d'etre autorisé a la conduite des TGV, lorsque on nous envoya en étude de ligne sur Modane dans l'optique de la mise en service des Paris-Milan. Le premier hiver où je suis monté a Modane j'ai été surpris de voir de la neige chargée sur des wagons plats. Pas une couche de neige uniforme mais bien un chargement en vrac comme du sable. Ces wagons descendaient ensuite a Culoz où ils étaient "déchargés", enfin le terme est exagéré puisque on laissait souvent la neige fondre toute seule sur les wagons avant de les renvoyer sur Modane pour un nouveau chargement.

Cette pratique a été abandonnée quelques année plus tard, certainement a cause d'une question de coûts. Aujourd'hui les engins de chantier déverse directement la neigea grands coups de godet dans la rivière qui traverse Modane, l'ARC. J'ignore pourquoi cette solution n'a pas été mise en pratique plus tot, ni s'il y a des règle pour déverser cette neige dans la rivière (température de l'eau et de l'air, niveau de l'eau ....)
ex Conducteur TGV - jeune retraité

25 juil. 2017
02:09
 
 
Avatar de l’utilisateur Alexis17
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

Salut, j'ai une histoire de conducteur qui est issue d'un cheminot de TGV à la retraite.

Depuis l'ouverture de la LGV Interconnexion, pas mal de conducteurs ont pris l'habitude de surnommer la gare de Marne La Vallée - Chessy, la gare de "Mickey" dû à la desserte du parc Disneyland.

Un jour, dans cette gare, comme chaque jour, des TGV doivent être couplés en UM pour descendre sur Bordeaux (Le cas actuel du Lille/Strasbourg - Bordeaux). Un matin, le TGV qui descendait de Lille, devait s'accrocher avec une rame à quai. Le conducteur est prévu avant son départ de l'opération a effectué. Départ, il est parti, les arrêts aux gares TGV Haute-Picardie et Challes de Gaulle. Au départ de l'aéroport, il reçoit un appelle du PRCI de Marne La Vallée: "Salut, je t'annonce qu'il y a un changement au niveau de ton arrivée en gare. Du coup, tu t'arrêtes pas à mi-quai !". Le mécano lui répond: "Ok, pas de soucis !". À l'approche de Marne La Vallée, la séquence de freinage débute et il est limité à 170 en entrée de gare. Le chef de service se prépare à receptionner du coup la première rame. Et puis là, il voit la rame passée à 170 en gare, sans arrêt !

Il appelle directement le PRCI pour lui fermer un canton au nez. Ils ont réussi à faire stopper le TGV à 3 ou 4 km de la gare.

L'agent de circulation appelle le conducteur:
"Pourquoi tu ne t'ais pas arrêté ?
- Tu m'as dit de ne pas m'arrêter à Mickey !
- Non, je t'ai dit à mi-quai, M, I, Q, U, A et I.
- M..... !
- Sinon je t'aurai dit de ne pas t'arrêter à Marne La Vallée. Du coup, tu reviens en gare.
- Ok, je change de bout et je repars vers la gare."

Une fois que la rame est revenu à la gare de Marne La Vallée, je n'ai pas d'avantages de précisions pour le conducteur, aucune idée en quelle année ça s'est produit.

Alexis.
ImageImageImageImage

26 juil. 2017
22:24
 
 
Didierg
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

J’avais entendu cette histoire vers 1997 :)

27 juil. 2017
08:27
 
 
Avatar de l’utilisateur DELATTRE Didier
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

Didierg a écrit:J’avais entendu cette histoire vers 1997 :)


En effet c'était arrivé à un conducteur de Lille et rien à voir avec un forcement en gare mais a des travaux sur la 1ère partie du quai

08 sept. 2017
21:47
 
 
Marcel Fabre
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

Bonjour, afin d'échanger sur des infos et compléter mes souvenirs, je recherche des conducteurs diesels/autorails appartenant au dépôt de RENNES dans les années 70/80.

D'avance merci

Bonne soirée,
Marcel Fabre
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12 oct. 2017
21:54
 
 
jml
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

Bonjour à tous,

En tout j'ai passé un mois dans la grande maison. J'étais aide-conducteur en 1982 à l'annexe traction de Sarreguemines. Les machines étaient exclusivement thermiques et j'ai roulé principalement sur des 67400. J'aimais bien, aussi, les 66000 dont la suspension m'évoquait celle des 2CV.

Une journée m'a plus spécialement marqué. Ce devait être une journée pépère.

Après un court repos à Hausbergen, embauche bien avant l'aurore avec un conducteur alsacien. Desserte en 63500 de la raffinerie de Hochfelden, puis train de machines entre le dépôt de STG et celui de Hausbergen, au cours duquel nous avons failli rester coincés sous les voies principales, dans ce qui s'appelle je crois une trémie (un saut de mouton "à l'envers"). Cela a confirmé que le mécano devait être dans un mauvais jour : bien que sans expérience et ne connaissant pas les lieux, je trouvais moi-même qu'il serrait beaucoup dans la descente... La tension a été palpable pendant quelques instants, les rails devaient être noyés de sable après notre passage !
Finalement, après avoir troqué notre 63000 contre une 67400, nous nous sommes mis en tête de notre train pour rallier Sarreguemines et finir la journée : un wagon couvert solitaire, en cette période de vacances, tel était le lourd fardeau qui allait faire ahaner notre équipe et la machine jusqu'à Sarreguemines.

Quelques instants avant le départ (cela se jouait à 2 minutes près), qqu'un est venu en courant pour nous dire de dételer et de remonter vers STG gare, pour prendre en charge le premier rapide du matin vers Paris...
D'abord incrédulité partagée, puis, devant la véhémence de notre messager, nous comprenons que c'est vrai. Expression de la mauvaise humeur de mon mécano (en alsacien), pendant que nous nous exécutons. Mise en tête du train, 15000 comprise. Le mécano de la 15000 est monté avec nous en cabine, et, après encore qques minutes d'attente, nous voilà partis, à pleine puissance, direction Paris, sans savoir jusqu'où on tirerait ce train. A un moment, le mécano de la 15000 a dit en rigolant : "ici, d'habitude, je suis à 160" - nous devions en être à la moitié. Tête de mon mécano, dont le sens de l'humour semblait, ce jour-là, vraiment en berne. Et notre machine ahanait pour de bon, la pauvre !

On nous a fait arrêter à quai à Saverne, où on nous a enfin expliqué qu'il y avait un pb caténaires peu après le quai. Jusqu'alors, nous n'avions pas eu d'informations et on se voyait déjà tirer le tout jusqu'au buttoir gare de l'Est.
Encore attente, finalement on nous a demandé de dételer et de nous ranger sur la voie de l'autre côté du quai.

Et là, j'ai compris ce que sont les 15000 : la machine a remonté le panto, après qques annonces pour avertir les passagers, le train a fait prudemment marche arrière sur un peu plus que la longueur du quai. Puis il a démarré plein pot vers Paris, et j'ai été ébouriffé, au sens propre du terme, par la vitesse qu'il avait déjà atteinte à notre hauteur, tout en continuant d'accélérer. Avec l'inertie, il a pu traverser la section défectueuse et continuer sa marche vers la capitale...

C'est loin, mais il me semble avoir regretté n'avoir pas eu droit, avec mon mécano, à un petit signe de connivence de la part du mécano de la 15000, en ces circonstances un peu particulières pour tout le monde. Mais peut-être n'est-ce pas la coutume ?

La suite est simplement un retour HLP vers Sarreguemines, par un itinéraire bien mystérieux pour moi, mais où je crois me souvenir que tout était au vert.

Très bonne journée à tous.
Jean-Marc

15 oct. 2017
10:16
 
 
Avatar de l’utilisateur Vinces
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

jml a écrit:...
C'est loin, mais il me semble avoir regretté n'avoir pas eu droit, avec mon mécano, à un petit signe de connivence de la part du mécano de la 15000, en ces circonstances un peu particulières pour tout le monde. Mais peut-être n'est-ce pas la coutume ?
...

Je crois surtout que le conducteur de la 15000 était particulièrement concentré sur la zone a franchir panto baissé, il lui fallait prendre la maximum de vitesse (donc en gardant la traction et le panto en l'air) et surtout ne pas rater le point où baisser le panto. Le fait qu'il ait du refouler un peu pour prendre de l'élan me conforte dans dans cette idée, la zone devait etre très proche et donc peu de distance pour se lancer.
ex Conducteur TGV - jeune retraité

16 oct. 2017
19:01
 
 
jml
Membre

Re: Histoires de Conducteurs

Bonsoir,

maintenant que tu le dis, Vinces, il me semble effectivement qu'il a baissé le panto. L'hypothèse de la concentration et d'une multitude de choses à faire, que j'avais envisagée, prend d'autant plus de corps :wink:

Merci de vos réponses, bonne soirée.
Jean-Marc

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